Quand les mots papillonnent aux refrains des poètes,
Pareils à d'hexapodes butinant les cœurs,
Mon charme fourbe orné de mille douceurs,
Ne sera qu’éphémère aux jus des feints prophètes...
Aux ères giratoires, aux bals des saisons,
Je suis l’alliée et la rivale... l'oratoire,
Aux frasques des pardons qu'ingrats nient vos savoirs,
Rebelle et néfaste, je ne fais d'abjections...
Lueur et brouillard, je vous calme et vous tourmente,
Ma quête de l'obscur éclat peut vous ruiner,
Quand espérée, vous me craignez d’être évidente,
Qu’en vos yeux, je ne reste qu’une prière sucrée...
Sur vos âmes illusoires, vous m'aimez masquée,
Me camouflant tel un reptile sous vos bières,
Et par pudeur, je reste votre prisonnière,
Jusqu’à la vue où sur vos stèles, j'apparais...
Sans fard ni trucage, je n’ai qu’un seul visage,
Quand d’un cran, je me glisse au sillon de votre ove,
Crucifiant vos rêves et vos vices de mon glaive,
Pour la floraison des temps garantis aux sages...
Immuable, j'abats sans grâce vos chimères,
Sous le sceau du traité, mon nudisme vous tient,
Or, malgré vous, vous boirez le fiel en mon sein,
Comme sérum à vos folies, et sans mystères...
Au cep de vos péchés, j’hisserai le défi,
Quand bravant mon nom, par amour on me trahit,
Mais si mon suc a bien l'arôme de l'offense,
Vers et contre vous, je reste seule évidence...
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